FORCE VITALE

 

Force vitale : C'est la force qui organise la matière vivante, orchestre, synchronise et harmonise toutes les fonctions organiques.

Elle est immatérielle et ne peut par conséquent pas être identifiée à un organe du corps. Son existence ne se révèle que par ses effets. Tous ses efforts visent à maintenir le corps dans l'état de plus parfaite santé. C'est elle qui anime les organes et dirige les processus de respiration, circulation, digestions, échanges, éliminations... Elle déclenche également les réactions de défense de l'organisme, les processus de cicatrisation des plaies, la neutralisation des poisons et les crises curatives.

Comment guérit-on ?  Les forces curatives du corps

Chacun d'entre nous l'a déjà vécu : on peut guérir d'une maladie sans prendre de remèdes. Et pourtant, lorsque quelqu'un est malade, la préoccupation principale est toujours de lui procurer des médicaments. Ce besoin d'un remède à tout prix s'inscrit jusque dans notre conception de la guérison car il est couramment admis que : « Sans médicaments, pas de guérison. » Les médicaments sont censés contenir toutes les forces curatives nécessaires pour ramener un corps malade à la santé.

Et pourtant, combien de malades guérissent sans médicaments parce que, soit ils n'en ont pas à disposition, soit ils ne veulent pas en prendre ! Et comment les animaux peuvent-ils se guérir, eux qui ne disposent d'aucun médicament ? Existerait-il autre chose ?

La médecine naturelle parle de nature « médicatrice » ou « force vitale de l'organisme».

Elle ne peut être identifiée à un organe de notre corps, son existence ne se révèle que par les effets de son action. Hippocrate disait que : « La force vitale de l'organisme est la plus puissante force de cohésion et d'action de tout ce qui existe. Cependant, elle est invisible à l'œil ; seul le raisonnement peut la concevoir » Dans l'état de santé, la force vitale organise, orchestre et harmonise toutes les fonctions organiques. Elle travaille constamment à maintenir l'organisme dans l'équilibre de santé le plus parfait.
En cas de blessures, c'est elle qui dirige les réparations des tissus par la cicatrisation des plaies. Lorsque le corps est agressé par des produits dangereux pour son intégrité, que ceux-ci viennent de l'extérieur (venins, poisons, microbes...) ou de l'intérieur (toxines et déchets des métabolismes), elle alerte tout l'organisme et met en place le système de défense.

Face à la montée des surcharges et à l'encrassement des tissus, la force vitale ne reste donc pas une spectatrice passive. Elle réagit activement pour ramener l'ordre dans l'organisme, afin de lui permettre de continuer à fonctionner normalement. Tous ses efforts visent à rétablir la pureté du terrain, en neutralisant les toxines et en les rejetant à l'extérieur par les différents émonctoires. Ces expulsions de toxines peuvent prendre des formes très spectaculaires. Ce sont des crises de désintoxication, encore appelées crises de nettoyage  ou crises curatives.

Les éliminations se font par les mêmes émonctoires qu'en temps normal, mais avec une force plus grande. Par les voies respiratoires, des déchets colloïdaux sont crachés ou expectorés ; par les voies urinaires, les urines chargées, acides, conduiront les déchets vers l'extérieur. La peau les élimine par des sudations, des boutons ou eczémas divers. Le tube digestif participe également par des diarrhées libératrices ou d'abondantes sécrétions biliaires.
Les émonctoires sollicités dépendent de la nature des déchets et de la force respective des différents organes, d'où d'importantes variations d'un individu à un autre et de multiples possibilités de localisation des troubles. Ces troubles locaux sont les manifestations visibles des réactions défensives de la force vitale qui cherche à corriger le mal profond : l'encrassement du terrain.

En médecine classique, chacune des réactions défensives locales est cataloguée suivant ses caractéristiques, elle reçoit un nom particulier et est ensuite considérée comme une maladie en soi. La nature éliminatrice des maladies était toutefois déjà proclamée par Hippocrate.

Plus près de nous, en 1924, le docteur Paul Carton, l'« Hippocrate du XXe siècle », déclarait : l'organisme « La maladie n'est en réalité que la traduction d'un travail intérieur de neutralisation et de déblayage toxique  qu'accomplit l'organisme », la maladie exprime un effort de purification et de préservation et non pas un travail de destruction de la  santé... »
L'organisme est donc capable d'œuvrer tout seul à sa guérison : il renferme en lui, grâce à la force vitale, la capacité de s'auto guérir. Hippocrate nommait nature « médicatrice » cette capacité de la force vitale. Le terme moderne est celui d'immunité.
 
L'immunité est la capacité de résistance et de défense de l'organisme face aux processus morbides. Les forces immunitaires d'autant plus fortes et efficaces que le terrain sur lequel elles doivent agir est pur et équilibré. À l'opposé, plus le terrain se sature de déchets et se carence, plus les possibilités de défense diminuent.

Les différents éléments du système immunitaire (moelle osseuse, ganglions lymphatiques, lymphocytes, etc.) baignent en effet eux aussi dans les liquides organiques et leur efficacité dépend de la qualité de ces liquides. La dégradation du terrain peut devenir telle, l'intoxication si grande et les carences si profondes, que le système immunitaire perd pratiquement toutes ses possibilités d'action. Le corps est alors laissé sans grande défense face aux agressions.

 Bien qu'en médecine naturelle, le terrain soit jugé déterminant, la nocivité des microbes n'est pas minimisée pour autant. Les microbes, les virus et les parasites sont une réalité et représentent un danger potentiel certain pour l'organisme humain. Il serait cependant faux de les considérer comme la cause première des maladies. De très nombreuses maladies ne sont pas dues à une agression microbienne. Par exemple l'infarctus du myocarde, le diabète, l'asthme, les troubles digestifs, nerveux, etc.

De plus, le système immunitaire, s'il fonctionne correctement, est capable de défendre le corps contre toutes les agressions microbiennes. Si ce n'était pas le cas, l'être humain aurait déjà disparu depuis longtemps de la surface du globe.

Il existe un subtil équilibre entre les forces défensives de l'organisme et les possibilités d'agression des microbes. Plus les forces immunitaires sont grandes, plus rapidement les microbes sont réduits à l'impuissance ou tués. Ils peuvent pénétrer dans le corps mais sans y occasionner des dégâts. En revanche, plus les défenses organiques sont faibles, plus les microbes peuvent se développer, proliférer, envahir tout l'organisme et mener leur action dévastatrice. La phrase désormais célèbre que Pasteur aurait prononcée sur son lit de mort le résume : « Le microbe n'est rien, le terrain est tout. »

La condition pour l'éclosion de toutes les maladies microbiennes ou virales est un terrain dégradé, c'est-à-dire surchargé et/ou carencé. Les microbes se développent uniquement sur un terrain organique déficient, ils sont détruits lorsque ce terrain est ramené à la norme. Dès lors, il apparaît clairement que l'agression microbienne n'est que la cause seconde de la maladie. La cause première, fondamentale, est un terrain dégradé, et par conséquent réceptif aux envahisseurs.

La guérison est obtenue non pas en attaquant la cause seconde, mais en supprimant la cause première, c'est-à-dire en assainissant le terrain.
La maladie exprime un effort de purification et de préservation et pas un travail de destruction de la santé.

La thérapeutique et les remèdes, aider le corps à s'auto guérir.
Si tous les troubles locaux résultent de l'état défectueux du terrain, si les agressions microbiennes dépendent aussi de ses faiblesses, le bon sens veut que la thérapeutique agisse avant tout sur lui. À l'unicité morbide : l'encrassement du terrain, correspond l'unicité thérapeutique : la correction du terrain, en l'épurant et en comblant ses carences.

Naturopathie, illustration avec Irène Grosjean
cf article paru en sept 2018 lien ici

 
 



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